Pour la deuxième fois en l’espace de quelques mois, les délégués de la 16e conférence mondiale pour la biodiversité (COP16) n’ont plus que quelques heures pour s’entendre sur la question clivante des financements et éviter un échec de ce rendez-vous majeur. Fin 2024, en Colombie, ils s’étaient quittés sans accord sur le sujet après deux semaines de négociations tendues, lorsque la COP a été suspendue brutalement faute de quorum. Elle a repris en Italie pour une courte session de rattrapage, censée s’achever définitivement jeudi 27 février.
Entre ces deux actes, le décor a changé : de la vue sur les collines verdoyantes de Cali, les participants sont passés à celle sur les monuments antiques du centre de Rome. Alors que plus de 20 000 personnes avaient fait le déplacement pour la première partie de la COP en Colombie, où l’événement a suscité une forte mobilisation citoyenne et populaire, seules 1 400 personnes sont réunies en Italie, où les échanges se concentrent exclusivement sur les derniers textes à adopter.
« Nos discussions paraissent techniques mais elles sont politiques, a rappelé la ministre colombienne de l’environnement et présidente de la COP, Susana Muhamad, lors de l’ouverture mardi. [Elles portent sur] la mission la plus importante de l’humanité au XXIe siècle, notre capacité à soutenir la vie sur cette planète. »
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