Inquiétudes en France sur l’impact de la guerre sur le prix du gaz

La question des prix du gaz inquiète plus certains industriels que les cours du pétrole qui flambent, mais « pour le moment, ça tient » même si ça ne pourra pas durer éternellement, a déclaré vendredi le ministre délégué à l’industrie Sébastien Martin.

« Le paradoxe, c’est qu’on parle beaucoup (…) du cours du pétrole. Et en réalité, nos secteurs industriels sont plus inquiets finalement par les questions de gaz. Car il y a aussi une partie de gaz qui vient de cette région », a dit le ministre sur BFM-TV, citant notamment les secteurs les secteurs de la production de verre et de la chimie. Mais « pour le moment, ça tient », car beaucoup d’entre eux « sont couverts par des contrats » avec des tarifs préfixés, « donc pour le moment ils arrivent à encaisser », a expliqué M. Martin.

« Mais il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps », a-t-il aussitôt ajouté. « Si ça devait durer des mois et des mois, les contrats devraient être revus, la part prise sur les marchés serait sans doute plus importante et les conséquences se verraient sur notre secteur industriel », a-t-il ajouté, estimant qu’au-delà de « deux mois, trois mois », cela pourrait être plus difficile. « Et donc on est très attentifs » sur ces secteurs qui utilisent du gaz dans leur processus de fabrication, selon le ministre.

Interrogé sur une possible répercussion sur les prix à la consommation, le ministre a répondu que « si les choses venaient à durer, bien évidemment, il y a un moment où si des surcoûts [étaient] trop importants, il y aura[it] des discussions pour voir de quelle manière ils peuvent arriver à répercuter ». Mais « pour le moment, il n’y a pas trop d’impact », a-t-il conclu.

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